lundi 30 juin 2014

La nuit des temps


Couverture : La nuit des temps
La nuit des temps,
de René Barjavel
Éditions Presses de la Cité
360 pages

4ème de couverture:
Dans le grand silence blanc de l'Antarctique, les membres d'une mission des Expéditions polaires françaises s'activent à prélever des carottes de glace. L'épaisseur de la banquise atteint plus de 1000 mètres, les couches les plus profondes remontant à 900 000 ans...
 
C'est alors que l'incroyable intervient: les appareils sondeurs enregistrent un signal provenant du niveau du sol. Il y a un émetteur sous la glace. La nouvelle éclate comme une bombe et les journaux du monde entier rivalisent de gros titres: "Une civilisation congelée", "La plus grande découverte de tous les temps", etc. Que vont déécouvrir les savants et les techniciens qui, venus du monde entier, forent la glace à la rencontre du mystère ?
 
Reportage, épopée et chant d'amour passionnés, La Nuit des temps est tout cela à la fois.
 
Mon avis:
La couverture:
Je dois bien l'avouer, c'est ce qui m'a freinée à commencer ce livre. Je ne vois tout d'abord pas le rapport avec le livre, et puis je trouve que l'ensemble fait trop "vieillot". À la limite, l'eau, les falaises et les deux pierres pourraient passer, mais le soleil est juste... Berk ! Mais ce n'est que mon avis. Je trouve sa couleur trop jaune canari, et ça ne se voit pas sur la photo, mais c'est le seul élément en relief, ce qui accentue je trouve sa couleur étrange. Pas entièrement convaincue par la couverture, donc.
 
Le livre:
Pas mal de bons points, pas mal de négatifs aussi. On va commencer par ces derniers.
 
En tout premier lieu, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Et même par la suite, il y a eu des moments où j'ai un peu dû me forcer à continuer à lire. Je trouve par moment l'écriture un peu... lourde ? Je ne mets pas tous les livres dans le même paquet, et ce n'est absolument pas une critique, mais ça se sentait bien que c'est un vieux livre. Pour ceux qui ont déjà lu des "vieux" livres (celui-ci date de 1968), je pense qu'ils comprennent ce que je veux dire. Les anciens auteurs n'avaient pas le même style que maintenant, et bien que je l'apprécie aussi, j'ai trouvé qu'il était là trop marqué. Désolée si tout ça n'est pas très clair, mais c'est difficile de décrire l'écriture de quelqu'un.
 
L'écriture m'a aussi parfois perdu dans l'architecture, dans l'environnement. Je ne comprenais plus forcément où tout ça se passait (et pourtant, il n'y a pas beaucoup d'endroits différents), et j'ai trouvé ça un peu dommage. J'aurais préféré mieux comprendre, et mieux pouvoir situer les actions.
 
Et voilà, c'est finit pour les critiques. Vous voyez, ce n'était pas long !
 
La narration est aussi un peu particulière. Juste le temps de s'habituer, et j'y ai finalement pris goût. Attendez que je vous explique un peu. Tout d'abord, il n'y a aucun chapitre, juste des sautes de lignes. J'ai été un peu surprise au départ, mais ça passe finalement très bien, et je trouve cela même mieux, car chaque "paragraphe" est très dense.
Ensuite, il y a une alternance de plusieurs points de vues (le narrateur est quasiment à chaque fois interne, bien que la narration soit à la troisième personne): celui du Docteur Simon, que j'ai supposé être le personnage principal; celui de Simon, mais "dans sa tête". Ces moments-là sont à la première personne du singulier, et en italique pour que l'on ne se perde pas; celui d'Elea, une jeune femme qu'ils retrouvent dans la glace; puis aussi, mais dans ce cas-là le narrateur est complètement externe, celui du peuple. Ce dernier est utilisé pour montrer les réactions du peuple, ou des grands gouverneurs au fur et à mesure des découvertes des scientifiques.
J'ai trouvé cette alternance de point de vue vraiment très intéressante, car on insiste ainsi à l'événement d'un point de vue planétaire. De plus, il permet que le lecteur découvre en "avant-première" en même temps que les personnages concernés ce qui se passe.
Une idée donc originale, mais vraiment pas mal du tout.
 
Une chose qui me chagrine un peu, mais peut-être que l'on se serait perdus dans toutes ces explications, c'est que les personnages ne sont finalement pas trop détaillés, et on ne connait pas grand-chose d'eux. Ça se situe entre le bien et le dommage je pense, car d'un autre côté, en apprendre trop soûlerait le lecteur, et empêcherait l'histoire d'avancer, puisque ce ne sont pas des éléments essentiels. Les seuls un "réellement" travaillés sont Simon et Elea. Plus un ou deux autres membres de l'équipe qui sont mis plus en avant que d'autres (comme une femme aux valeurs humaines mais parfois un peu ronchonne, Leonova).
 
Avant de commencer le livre, je m'attendais à de la pure science-fiction. Notez que cela ne m'aurait pas dérangée, puisque j'aime bien ce genre. Mais j'ai été agréablement surprise de constater que ce n'est pas le cas ici. En effet, il y a de la science-fiction, mais pas que. On y parle aussi beaucoup de science (ce qui est normal dans de la science-fiction me direz-vous), et de politique ! Je n'ai pas été une fane absolue de ces moments-là, et je dois avouer avoir parfois un peu décroché, mais c'est vraiment tiptop de faire entrer de la politique dans tout ça. Déjà parce-que ça donne une autre dimension à l'histoire, parce-que ça rentre en partie dans le programme de 3ème en Histoire, et que franchement, même si je galère dans cette matière, c'était très sympa de retrouver des éléments de mes cours. Et aussi car ça permet de manière très subtile de faire passer des messages sur la guerre, du genre: ce n'est pas bien, unissons-nous. Pourquoi de manière subtile, tout simplement parce-que René Barjavel fait passer ça pour une histoire, avec des personnages de plusieurs nations différentes pour lesquels on s'attache comme des êtres humains, et pas des ennemis.
Il ne faut pas oublier aussi que ce livre a été écrit en 1968, donc en plein dans la guerre froide. Et pourtant, l'auteur réuni tous ces gens de nations opposés pour les alliés tous ensemble pour la science. Un message subtil pour faire comprendre que l'on peut accomplir de belles choses... tous ensemble.
 
Juste avant de finir: j'ai aussi adoré découvrir la "vraie" histoire de la Terre. Mais je ne vous en dis pas plus, car c'est vraiment chouette de tout découvrir soi-même ! ;-)
 
Et donc, pour finir, j'ai absolument adoré la fin !!! Je ne m'attendais pas du tout à ça, et c'est tant mieux. J'ai été surprise, et aussi... Non ! À vous de lire !
 
René Barjavel aura réussis a rendre certains personnages attachants, malgré le peu de choses que l'on sait d'eux pour frissonner des dangers qu'ils encourt. Un grand chapeau bas, même si je n'ai pas forcément été comblée par tous les côtés de son écriture.
 
Mon avis final:
Au final, donc, une écriture parfois un peu trop lourde, mais qui réussis, sans trop s'attarder aux personnages, à les rendre attachants.
Une narration particulière pour une histoire vraiment bien trouvée. De la science-fiction, ça, c'est sûr. Mais pas que ! Il y a aussi que la politique et une flopée de valeurs humaines.
Un livre qui ne m'a pas complètement satisfaite, mais dont l'histoire est vraiment magique, et qui, même si j'ai parfois eu du mal à lire et à rentrer dedans, m'a fait passer un chouette moment !
 

6 commentaires:

  1. coucou
    si tu as aimé l'histoire mais que tu veux une écriture plus contemporaine, je te conseille La prophétie des glaces de Bernard Simonay qui est absolument sublime de mon point de vue et avec une écriture plus légère et fluide. ;)

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  2. J'ai un peu honte de ne pas l'avoir lu celui-ci lol mais je vais le faire!

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    1. ^^ Si tu aimes la science-fiction, ne passe pas à côté de ce livre ! ;-)

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  3. je l'ai dans ma PAL mais je n'arrive pas à me décider à le lire ^^

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